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Cours du soir de l’Ecole du Louvre : les mégalithes de Stonehenge

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Le cours sur le Néolithique a évoqué brièvement le site très connu de Stonehenge datant du IIIème millénaire.Selon la doxa, le site aurait une fonction cultuelle (religieuse ?) et jouerait un rôle disons… mystique pour les communautés agricoles.

La disposition des mégalithes correspond à des emplacements très précis qui renvoie aux cycles des saisons, de la lune et du soleil.

Bref, la sédentarisation et l’agriculture aurait poussé l’homme du troisième millénaire av. J-C à scruter le ciel… belle hypothèse !

Cours du soir de l’Ecole du Louvre : le néolithique et l’âge de Bronze

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Céramique du IVème millénaire. 

Mercredi dernier, deuxième cours d’histoire de l’Art et… de civilisation, voire d’histoire.

Cours plutôt long qui portait autant sur les modes de vie au temps du Néolithique ( de 9000 à 3000 av.J-C) que sur les oeuvres.

En gros, le terme “néolithique” (littéralement “la pierre nouvelle”) correspond au passage d’une économie de prédation (la chasse, la cueillette) à une économie de production (l’agriculture, l’élevage de troupeau).

Il s’ensuit deux conséquences primordiales : la sédentarisation (les populations cessent le nomadisme et construisent des habitations collectives de tailles diverses) et l’apparition de la pierre polie (utilisée comme tranchant de hache).

Le mouvement de néolithisation apparaît d’abord dans le Croissant fertile (Moyen-Orient) et se répand de l’Est vers l’Ouest en passant soit par la Méditérranée soit par le continent (Balkans…).

En gros l’alimentation change : l’homme cultive des terres, utilise la hache pour défricher et couper les arbres, habite dans des villages.  Et là… boum ! les humains développent la céramique (utilisée pour conserver et stocker les aliments), la décore pendant que  la société sédentarisée se structure en hiérarchie (en gros les guerriers, le prêtre et les autres).

Et qui dit hiérarchie sociale dit distinction : la prof nous a montré des tombes magnifiques où étaient conservés des objets précieux (en or…) marquant le rôle social important du défunt.

Enfin, la maîtrise de la céramique (terre cuite) prépare l’âge de Bronze (minerai que l’on trouve au Sud Est et au Nord Ouest de l’Europe d’où les échanges commerciaux à droite et à gauche…) et la métallurgie (l’homme du néolithique parvenait à réduire le minerai de bronze entre 800 et 1000 degrés).

Les villages deviennent des villes et c’est l’apparition de Mycènes et du culte du Héros, variante martiale de l’individu émergent…

Rentrée studieuse : les cours du soir de l’Ecole du Louvre

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Bien, un petit retour sur ce blog après quelques semaines d’absence… et pas de vacances ! 

Je ne me tournais pas les pouces, je ne me bronzais pas au bord de la mer Egée, je ne fumais pas le cigare sur un yacht, je n’étais pas logé chez l’habitant au bord d’un lac américain… bien au contraire : je bossais en plein Paris !

Du boulot, justement, va y en avoir cette année.

Surtout avec les cours du soir hebdomadaires d’Histoire de l’Art de l’Ecole du Louvre (fondation Rachel Boyer) que j’ai décidé de suivre cette année (d’où l’intitulé de cette nouvelle rubrique).

En gros, ça coûte 150 euros à l’année, c’est une fois par semaine (au choix parmi 3 jours possibles) sur le site du Louvre (amphithéâtre Rohan) et les inscriptions commencent début juin.

Le premier cours de la saison a eu lieu hier (le 5 septembre) et c’était… super classe !

Il concernait l’Art paléolithique ( 40 000 avant J-C) et était assuré par Madame Catherine Schwab (conservateur au musée d’archéologie nationale).

Très pédagogique, très illustré et très précis. Un régal.

Un vrai moment d’intelligence et de rêve dans un amphi très confortable, très bien équipé. Le cours se déroule dans le noir, sur grand écran, tandis que les tablettes des élèves sont illuminées pour la prise de notes. Un peu comme au ciné.

Les images commentées reprenaient des classiques médiatisés (les grottes Cosquert, Chauvert, Lascaux et Altamira en Espagne) et des pièces moins connues du grand public. Certaines sont surprenantes de beauté et de finesse : la préhistoire n’était pas toujours grossière et frustre. Elle était souvent raffinée et esthétique.

A noter, la volonté de mettre en perspective , une perception un peu datée de la préhistoire (Leroi-Gourhan) que les dernières découvertes remettent un peu en cause.

PS : en illustration : La «Dame de Brassempouy» ou «Dame à la Capuche» est un fragment de statuette en ivoire. Datant du Paléolithique supérieur, elle constitue l’une des plus anciennes représentations réalistes de visage humain.