
Bien, un petit retour sur ce blog après quelques semaines d’absence… et pas de vacances !
Je ne me tournais pas les pouces, je ne me bronzais pas au bord de la mer Egée, je ne fumais pas le cigare sur un yacht, je n’étais pas logé chez l’habitant au bord d’un lac américain… bien au contraire : je bossais en plein Paris !
Du boulot, justement, va y en avoir cette année.
Surtout avec les cours du soir hebdomadaires d’Histoire de l’Art de l’Ecole du Louvre (fondation Rachel Boyer) que j’ai décidé de suivre cette année (d’où l’intitulé de cette nouvelle rubrique).
En gros, ça coûte 150 euros à l’année, c’est une fois par semaine (au choix parmi 3 jours possibles) sur le site du Louvre (amphithéâtre Rohan) et les inscriptions commencent début juin.
Le premier cours de la saison a eu lieu hier (le 5 septembre) et c’était… super classe !
Il concernait l’Art paléolithique ( 40 000 avant J-C) et était assuré par Madame Catherine Schwab (conservateur au musée d’archéologie nationale).
Très pédagogique, très illustré et très précis. Un régal.
Un vrai moment d’intelligence et de rêve dans un amphi très confortable, très bien équipé. Le cours se déroule dans le noir, sur grand écran, tandis que les tablettes des élèves sont illuminées pour la prise de notes. Un peu comme au ciné.
Les images commentées reprenaient des classiques médiatisés (les grottes Cosquert, Chauvert, Lascaux et Altamira en Espagne) et des pièces moins connues du grand public. Certaines sont surprenantes de beauté et de finesse : la préhistoire n’était pas toujours grossière et frustre. Elle était souvent raffinée et esthétique.
A noter, la volonté de mettre en perspective , une perception un peu datée de la préhistoire (Leroi-Gourhan) que les dernières découvertes remettent un peu en cause.
PS : en illustration : La «Dame de Brassempouy» ou «Dame à la Capuche» est un fragment de statuette en ivoire. Datant du Paléolithique supérieur, elle constitue l’une des plus anciennes représentations réalistes de visage humain.